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  • Madeleine de Tarkovski (II)

    Image tirée du film "Andreï Roublev" de A. Tarkovski (1966) : Marie-Madeleine, la Vierge Marie et le disciple bien-aimé (Jean), à la suite du Christ va être mis en croix.

    Voir l'Article Iconographie de Marie-Madeleine

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La grotte de sainte Marie-Madeleine

La grotte (en provençal : baumo) de sainte Marie-Madeleine est une grotte naturelle creusée par l’érosion. Elle est dite sainte du fait que, selon la tradition de Provence, sainte Marie-Madeleine y vécut les trente dernières années de sa vie, après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer ou à Marseille et évangélisé la région.

Sainte Marie-Madeleine semble bien être cette femme qui apparaît pour la première fois dans l’Évangile de façon anonyme, sous les traits d’une pécheresse, et du cœur de qui le Christ chasse sept démons. Elle devient alors disciple, avec les douze et quelques autres femmes, suivant Jésus sur les route de Galilée et de Judée. Elle est toutefois une des rares parmi les disciples à être présentée au pied de la croix, signe évident de sa fidélité et de son très grand amour. C’est à elle, une pécheresse convertie, que le Christ apparaît en premier au matin de Pâques.
Les dominicains se sont vus confier le sanctuaire dédié à cette grande sainte depuis l’an 1295 (suite à la redécouverte à Saint-Maximin des reliques par Charles II en 1279). La sainte grotte est un lieu de silence habité, de retrait par rapport à l’agitation du monde, de rencontre de Dieu dans la simplicité et la force de ce lieu à part.

Noël 2008 à la Grotte


- 22h30, au départ de l’Hôtellerie, montée-veillée vers la grotte, à la lueur des cierges (animée par les frères dominicains de la Grotte).

- vers minuit, arrivée à la grotte pour la messe de... Minuit (présidée, comme chaque année, par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon).

- vers 2h du matin, chocolat chaud et vin chaud à l’abri du pèlerin, et échange des voeux de Noël.

- 8h du matin (le 25 décembre) : Messe de l’aurore, au Saint-Pilon (pour les courageux ! Mais ça en vaut vraiment la peine !)

- 11h : Messe du Jour de Noël, à la Grotte

- 16h30 : Vêpres de Noël, à la Grotte


Témoignage sur Noël 2007 par le fr. Pierre-Alain

C’est à minuit sonnant, après s’être frayé un passage sur un parvis noir de monde, que le cortège épiscopal pût entrer dans la sainte Grotte pour célébrer la Noël de l’An de grâce 2007 ; étaient là Marie et Joseph ; « car déjà les jours étaient accomplis où elle devait enfanter » (Lc 2, 6).

Avant que la célébration commence, chacun s’empresse de rejoindre la place d’où il pourra le mieux entendre, le mieux voir… qui sur les marches, qui sur les rochers… ou ailleurs encore : 600 personnes !

La célébration peut enfin, avec ampleur et mesure, dérouler ses beautés liturgiques, au milieu d’une assemblée émerveillée. Présidée par notre évêque, celui-ci se rend tout de suite à la Crèche de verdure pour y déposer l’Enfant — « Marie enfanta son premier né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche » (Lc 2, 7).

Et les chants de ponctuer la joie et la prière de cette assemblée plus fervente que jamais. « Soudain se joignit à l’Ange une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louait Dieu » (Lc 2, 13). « Il est né le divin Enfant, jouez hautbois, résonnez musettes, chantons tous son Avènement. »

Vint ensuite le moment d’entendre la parole de notre Pasteur après que l’Évangile eut été proclamé ; avec simplicité de coeur il se lança dans un vibrant plaidoyer — très écouté — en faveur du respect absolu de toute vie humaine depuis ses premiers commencements.

On ne peut pas ignorer aussi cette année, invités par Mgr Rey, deux évêques coptes orthodoxes tout chamarrés d’or et venus pour honorer le Prince de la Paix. La présence de ces deux hièrarques est un signe émouvant et efficace de l’amitié qui unit nos églises et de l’unité dans le Christ qui vient vers nous.

Et comme toujours, avant de redescendre dans la nuit, le cœur illuminé et allégé de joie, chacun se réchauffe d’un vin ou d’un chocolat chaud, accompagnés de viennoiseries confectionnées par deux amies toulousaines de notre communauté.

« Les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’il avait entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé » (Lc 2, 20).

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